05 avril 2007
Enfer et damnation : Jeanne d'Arc était une vieille momie ! (suite...)
TOURS, 4 avr 2007 (AFP) - PARIS, 4 avr 2007 (AFP) - Les restes présumés de Jeanne d'Arc, conservés à Chinon (Indre-et-Loire), sont en fait des fragments d'une momie égyptienne, révèle une étude à paraître jeudi dans la revue britannique Nature.
"Les reliques de sainte Jeanne d'Arc ne sont pas les restes de l'héroïne française du XVe siècle (mais) un faux, réalisé avec des morceaux d'une momie égyptienne", indique cet article citant notamment le Pr Philippe Charlier, médecin légiste à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine).
Des fragments de côte humaine apparemment brûlée, mélangés à des bouts de bois et de tissu et du pollen de pin avaient été présentés comme appartenant à la "pucelle d'Orléans" en 1867. Plusieurs recherches scientifiques réalisées au siècle dernier pour déterminer leur véritable origine avaient fourni des résultats divergents. Le Pr Charlier, selon Nature, a été mis sur la piste d'une momie grâce à plusieurs examens très originaux. Des "nez" de grands parfumeurs (Guerlain et Jean Patou) ont décelé entre autre une odeur de vanille. Or ce parfum est produit par "la décomposition d'un corps", comme dans le cas d'une momification, pas par sa crémation, souligne Philippe Charlier dans Nature.
Une analyse microscopique et chimique du fragment de côte a montré par ailleurs qu'il n'avait pas été brûlé, mais imprégné d'un "produit végétal et minéral" de couleur noire.
Le tissu de lin, quant à lui, a les caractéristiques de celui utilisé par les Egyptiens pour envelopper les momies. Par ailleurs, il n'y avait pas de pins en Normandie à l'époque de la mort de Jeanne d'Arc et le pollen de cette espèce d'arbre trouvé dans les reliques montre bien qu'il a été apporté. Or la résine de pin était utilisée en Egypte pour l'embaumement.
Enfin, une étude au carbone 14 a daté les restes entre le 6e et le 3e siècle avant notre ère, et un examen spectrométrique des os a montré qu'ils correspondaient aux momies égyptiennes de cette période et non pas à des os brûlés.
Le Pr Charlier souligne qu'au Moyen-Age, des médicaments étaient produits en Europe à partir de momies.
Jeanne d'Arc, née en 1412, avait rassemblé des troupes pour combattre les occupants anglais et libérer Orléans avant d'être capturée et condamnée au bûcher en 1431 pour hérésie, à l'âge de 19 ans. Elle a été canonisée en 1920 par l'église catholiqueLe diocèse de Tours a rappelé mercredi que les restes présumés de Jeanne d'Arc, conservés à Chinon (Indre-et-Loire) et qui sont en fait des fragments d'une momie égyptienne, n'ont jamais été considérés "comme des reliques par l'église".
"Les résultats confirment une des hypothèses avancées ces derniers mois concernant ces ossements, qui n'ont jamais été considérés comme des reliques par l'église", a rappelé Bertrand Vincent, responsable de la communication
au diocèse de Tours. "L'église, le diocèse et la paroisse qui en étaient propriétaires s'en désintéressaient depuis des années. Ils n'ont jamais fait l'objet d'une quelconque dévotion", a précisé à l'AFP M. Vincent.
Le diocèse "d'ailleurs n'a rien à voir avec ces recherches", qui sont dues à "une initiative personnelle". Si le professeur Charlier ne s'y était pas intéressé "personne ne serait aller voir les ossements". Pour l'association des Amis du vieux Chinon qui détenait les ossements, "ce n'est pas une surprise". "Aucun président de l'assocation n'a affirmé que
c'étaient les restes de Jeanne d'Arc", a indiqué un responsable de l'association. "Le professeur s'est proposé pour effectuer des analyses. Nous avons accepté mais on n'y croyait pas beaucoup". Les restes conservés à Chinon sont en fait des fragments d'une momie égyptienne, révèle une étude à paraître jeudi dans la revue britannique Nature.
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Athènes : Prix littéraire Diavazo 2008
Giorgos Panayotidis, a remporté ce lundi 12 mai, dans les prestigieux locaux du musée Bénaki, rue Piréos, le prix du roman pour son ouvrage De l’amour et de l’invisible, publié aux Editions Gavriilidis.
Giorgos Panayotidis, jusqu’alors connu comme poète, proposait au jury son premier roman. Il devait se mesurer à des auteurs déjà confirmés dans le monde littéraire grec, comme Néni Efthimiadi, Vassilis Alexakis, Takis Théodoropoulos et Andréa Mitsou. Finalement, les voix du jury se sont portées sur un inconnu du monde romanesque.
« Je ne pouvais pas le croire…» à déclaré l’auteur. « Il était impossible que je puisse être choisi. Je vis complètement hors des circuits littéraires et il n’y a eu aucune publicité particulière pour mon roman de la part de mon éditeur. Dès la sortie des listes pour la sélection, certains noms étaient déjà favoris. »
Né à Alexandroúpolis, à la suite de ses études d’enseignant, Giorgos Panayotidis s’installe à Athènes afin d’y exercer son métier. Durant une dizaine d’années, il fera partie de l’équipe de la revue littéraire Mandragora et publiera trois recueils de poésie chez cet éditeur : « Rinia », « Di’odon » et « Ta dio ola ».
« C’était un challenge pour moi de traduire mon expérience poétique dans un roman qui devait garder les particularités des deux genres. »
Au sujet de son roman, Giorgos Panayotidis déclare : « C’est l’histoire d’un être face à lui-même, et face à la mort. Un prêtre qui, n’ayant aucune réponse de Dieu à ses questionnements, de savoir si la vie est juste ou injuste, se retourne contre lui. Ou, si vous préférez, quelle est la relation entre la vie et la mort…»

18:10 Publié dans Actus diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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